Dire d'un jugement qu'il est subjectif, est-ce dire qu'il est arbitraire ?

"Ne faites pas aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fissent. Il se peut que leurs goûts ne soient pas les mêmes."
(George Bernard Shaw / 1856-1950 / Maximes pour révolutionnaires)



04 juin 2008

La C.S.I à L'O.I.T

CSI

CONFEDERATION SYNDICALE INTERNATIONALE (CSI)
Organisation internationale du Travail (o.i.t): Les candidats de la CSI* ont été élus au Conseil d’administration Bruxelles, le 4 juin 2008 (CSI en ligne) :
Toutes les personnes soutenues par la CSI lors des élections pour pouvoir 14 postes de titulaire et 18 postes de suppléant, réservés aux organisations syndicales au sein du Conseil d’administration de l’Organisation internationale du Travail (OIT), ont été élues lors de la Conférence internationale du travail qui se déroule cette semaine à Genève.
Le Conseil d’administration, qui est l’organe exécutif du Bureau international du Travail (BIT), est composé de 28 membres gouvernementaux, de 14 membres employeurs et de 14 membres travailleurs.
Il se réunit trois fois par an pour prendre des décisions concernant la politique du BIT, pour adopter le programme et le budget de l'Organisation et pour fixer l'ordre du jour de la Conférence internationale du Travail; c’est également à lui qu’il revient d’élire le Directeur général.
« Nous sommes satisfaits des résultats des élections pour les membres travailleurs, a déclaré Guy Ryder, le Secrétaire général de la Confédération syndicale internationale (CSI).
Elles confirment le rôle de la CSI après l’unification du mouvement syndical international qui a eu lieu lors de notre Congrès fondateur de Vienne en 2006. »
Vous trouverez la liste complète des membres élus du Conseil d’administration à l’adresse : http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---ed_norm/---relconf/documents/meetingdocument/wcms_093826.pdf

*La CSI représente 168 millions de travailleurs au sein de 311 organisations affiliées nationales dans 155 pays. Site Web: http://www.ituc-csi.org/ Pour de plus amples informations, veuillez contacter le Service Presse de la CSI au +32 2 224 0204 ou au +32 476 621 018.

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Le Conseil des Ministres du 4 Juin 2008

conseilministres


EXTRAIT : Le dialogue social dans la fonction publique
Le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique a présenté une communication sur le dialogue social dans la fonction publique.
Les accords de Bercy sur le dialogue social dans la fonction publique ont été signés le 2 juin 2008 par six des huit syndicats de fonctionnaires (CGT, CFDT, FSU, UNSA, Solidaires, CGC).
Fruit d’une longue négociation, ces accords représentent à plusieurs égards un tournant dans l’histoire du dialogue social dans la fonction publique.
Il s’agit du premier protocole sur ce sujet depuis 1946.
Les syndicats signataires représentent 70% des voix.
Les accords de Bercy reposent sur deux principes :
l’élection et la négociation. La représentativité syndicale sera fondée sur l’élection. Tout syndicat légalement constitué pourra se présenter aux élections professionnelles qui seront désormais ouvertes à chaque agent, qu’il soit titulaire ou contractuel.
Le second objectif des accords est de substituer une culture de la négociation à la confrontation et la surenchère.
Tel est le sens de l’évolution vers un système d’accords majoritaires.
Une concertation s’ouvrira prochainement sur la mise en oeuvre des accords.
Le protocole relatif aux commissions administratives paritaires, qui n’a pas été signé, donnera lieu à de nouveaux échanges, le Gouvernement ne renonçant pas à son objectif de réforme.
La méthode suivie pour aboutir aux accords de Bercy sera appliquée dans les prochains mois à plusieurs autres dossiers.
Le plus important concerne le passage du système actuel des corps à une fonction publique de métiers.
Un groupe d’études composé de parlementaires a d’ores et déjà été constitué et une concertation avec les syndicats sera ouverte le 9 juin.

 

Conseil des Ministres

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FESTIVAL DE BRIOUX SUR BOUTONNE

RESERVATIONS

Festival

Où C'est Brioux sur Boutonne ?

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Expulsion d'un sans papiers à Niort

Cliquez sur l'image

expulsion_niort

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La pénibilité au travail

commentaire personnel :
Vue par un député UMP, patron de surcroît. C'est un gage d'impartialité, c'est sur !
Bartok79



logo_jdleJean-Frédéric Poison, député UMP et chef d’entreprise
Source : le journal de l'environnement.net 

                                                                                                         a remis le 27 mai un rapport qui présente une série de propositions sur la pénibilité au travail.
Les pistes comprennent la réforme du document unique, l’étude de la mise en place d’un «curriculum laboris», qui reprendrait l’histoire des expositions professionnelles de chaque travailleur, et la possibilité d’une réduction de temps de travail en fin de carrière ou d’un départ anticipé.
Selon l’opposition à l’Assemblée nationale, le rapport, véritable «occasion manquée», est une «source de confusion sur la notion de pénibilité, et risque de fragiliser les chances de parvenir à un accord entre les partenaires sociaux dans le cadre de la négociation interprofessionnelle en cours».
Au contraire, pour le député UMP de l’Ain Xavier Breton, les «propositions sont intéressantes et témoignent d’un souci de souplesse et de pragmatisme».

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Armand ROBIN, libertaire à en mourir

Commentaire personnel :
Je vais en faire sourire certains, mais je ne connaissais pas ce personnage,  il y a à peine une heure. C'est au hasard de mes errements sur le net que je suis tombé sur cet individu qui a su capter mon attention et me donner envie d'en savoir plus.
Il y a matière à étudier ses écrits et sa biographie :
il est né le 19 janvier 1912 à Plouguernével (Côtes-d'Armor) , communiste un temps, anarchiste, ami de Brassens, voyageur engagé ("Il sillonne l'Europe en moto et traduit Aly, Maïakovski, Pasternak, Blok, Essénine. Mais aussi Shakespeare,Ungaretti, Omar Khayam ,..".).
"Il prend ensuite fait et cause pour l'indépendance algérienne"Je suis un Fellagha! Je suis un Fellagha!"."
La fin sera triste :
" Il vivra à la fin de sa vie dans la misère et les saisies d'huissier.
Arrêté par la police à cause d'une dispute avec des boulistes (!), il meurt le 29 mars 1961 à l' Infirmerie Spéciale du Dépôt, sans doute écumant de rage et d'humiliation, et après avoir été passé à tabac.
En tout cas sans explication de la part de la police.
Pour un anarchiste, mourir d'une bavure policière semblait une fatalité inéluctable.
La plupart de ses papiers seront jetés par les déménageurs, son œuvre est presque perdue."
Toute ma science nouvelle est tirée du site qui lui est entièrement consacré :
http://armandrobin.org/
Et aussi :
http://www.espritsnomades.com/sitelitterature/robin/robinarmand.html

Bartok 79



Armand Robin : l'oeuvre libertaire *
Lettre indésirable N° 1 *

Adressée le 5 octobre 1943 à la Gestapo, avenue Foch, Paris robin1

Preuves un peu trop lourdes de la dégénérescence humaine, il m'est parvenu que de singuliers citoyens français m'ont dénoncé à vous comme n'étant pas du tout au nombre de vos approbateurs.
Je ne puis, messieurs, que confirmer ces propos et ces tristes écrits.
Il est très exact que je vous désapprouve d'une désapprobation pour laquelle il n'est point de nom dans aucune des langues que je connaisse (ni même sans doute dans la langue hébraïque que vous me donnez envie d'étudier).
Vous êtes des tueurs, messieurs; et j'ajouterai même (c'est un point de vue auquel je tiens beaucoup) que vous êtes des tueurs ridicules.
Vous n'êtes pas sans ignorer que je me suis spécialisé dans l'écoute des radios étrangères; j'apprends ainsi de précieux détails sur vos agissements; mais, le propre des criminels étant surtout d'être ignorants, me faudra-t-il perdre du temps à vous signaler les chambres à gaz motorisées que vous faites circuler dans les villes russes?
Ou les camps où, avec un art achevé, vous faites mourir des millions d'innocents en Pologne ?
Si je vous écris directement, messieurs, c'est pour remédier au manque de talent de mes dénonciateurs ; cette variété de l'espèce humaine, particulièrement fréquente sous les régimes vertueux, manque de subtilité et de perfection; je suis persuadé qu'elle ne m'a pas dénoncé à vous avec le savoir-faire qui s'impose dans cette profession.
Vous avouerai-je qu'il y a dans ce manque d'achèvement quelque chose qui me choque et que je tiens à corriger?
Je voudrais, par simple goût du fini, suppléer aux déficiences de ceux qui veulent ma mort.
Je suis las des menaces vagues, des dangers imprécis, des avertissements renouvelés, des inquiétudes non por-tées à l'extrême.
Vous créez, messieurs, un monde tel qu'on ne sait plus s'il ne vaut pas mieux être immédiatement arrêté plutôt que de s'entendre dire chaque matin: « Prends garde à tes regards, prends garde à tes pas, prends garde à tes doigts, à tes épaules, à tes orteils, car tout en toi est fort dangereux!".
On veut, messieurs, m'empêcher de faire le moindre pas, car, me dit-on, votre courroux s'étend au-dessus de moi; eh bien! messieurs, non seulement j'ai décidé de continuer à faire des pas, mais encore j'ai décidé de courir.
La Renommée, cette déesse présentement bien florissante, répand par toute la ville que je suis un fou.
Sans doute est-ce cela qui vous retient; je voudrais détruire en vous ce scrupule qui m'est profitable; je puis vous assurer : je suis le contraire d'un fou et j'ai une conscience fort exacte de tout ce que je fais.
Ce n'est pas être fou que de dire en toute circonstance la vérité; la vérité est toujours bonne à dire, et singulièrement lorsqu'elle est sûre d'être châtiée.
La somme de délectation que j'éprouve à vous dire directement: « TUEURS, VOUS ÊTES DES TUEURS » dépasse les délectations que vous aurez à me tuer.
Je voudrais être menacé avec précision. Et d'autre part ce serait mal respecter l'ordre de l'assassinat, qui devient l'ordre coutumier de ces temps, que de contraindre les candidats à mon assassinat à fouiller toute la ville pour me trouver; mon adresse actuelle, messieurs, est ignorée de presque tous; la voici.
Venez! Je ne m'en irai pas! Je laisserai même la porte ouverte.
Vous m'y trouverez sans fatigue en ces heures très matinales où, jeannots lapins d'un nouveau genre, vous vous plaisez à commencer vos inédits ébats.
Messieurs, vous aurez été sans doute quelque peu surpris qu'en tête de cette lettre je vous aie nommés: « Preuves un peu trop lourdes de la dégénérescence humaine » ; il est peu probable que les singuliers citoyens français qui vous fréquentent soient à même de vous expliquer le sens de cette appellation; je suis enclin à croire qu'ils ne doivent guère comprendre le français; je dois donc perdre encore un peu de temps à vous préciser que cette appellation m'a été suggérée par la pesanteur bien connue de vos pas et le bruit également très connu de vos bottes.
Vous avez de singuliers arguments, messieurs, pour propager l'idée que votre race est l'excellente: ce sont des arguments de cuir.
Vous ajouterai-je, messieurs, pour me tourner enfin vers cette Allemagne que vous prétendez représenter, que je ressens tous les jours une très grande pitié pour mon frère, le travailleur allemand en uniforme.

Vous avez assassiné, messieurs, mon frère, le travailleur allemand; je ne refuse pas, ainsi que vous le voyez, d'être assassiné à côté de lui.

Armand Robin
Texte inédit du vivant d'Armand Robin ; 1ère publication in Cahiers des saisons, N° 42, été 1965.

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