"Ne faites pas aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fissent. Il se peut que leurs goûts ne soient pas les mêmes."
(George Bernard Shaw / 1856-1950 / Maximes pour révolutionnaires)
02 novembre 2009
Le système de santé que le monde entier nous envie !
Source : Alternatives-economiques.fr
Honoraires médicaux : feu vert aux dépassements
A entendre les pouvoirs publics, les dépassements d'honoraires régulièrement imposés par les chirurgiens, anesthésistes et autres gynécologues accoucheurs devraient être prochainement encadrés, suite à l'accord intervenu le 15 octobre dernier entre l'assurance maladie, les mutuelles, les assureurs complémentaires et deux syndicats de praticiens. La réalité est bien différente.
Aujourd'hui, les médecins exercent
- soit en secteur 1, ce qui signifie qu'ils sont tenus de respecter les tarifs qui servent de base aux remboursements de la Sécurité sociale.
- soit en secteur 2. Ils peuvent, dans ce cas, dépasser les tarifs conventionnels avec "tact et mesure".
En pratique, tact et mesure sont rarement à l'appel: absence totale d'affichage des prix, sommes rondelettes exigées alors que le patient est quasiment sur la table d'opération, etc.
L'accord du 15 octobre prévoit l'ouverture d'un nouveau secteur optionnel, au sein duquel les dépassements seront plafonnés à 50% du tarif conventionnel et pris en charge par les mutuelles.
Premier problème: ce secteur optionnel, comme son nom l'indique, ne sera pas obligatoire. Le risque est donc que nombre de praticiens du secteur 2 refusent d'y entrer, préférant conserver leur liberté tarifaire.
En revanche, les anciens chefs de clinique exerçant en secteur 1 pourront le rejoindre.
Une bonne affaire donc pour ces médecins et pour le gouvernement, puisque cela ne pèsera pas sur la Sécu, mais sur les patients, via leurs cotisations aux mutuelles. On peut craindre un accord identique pour régulariser les dépassements toujours plus nombreux - et souvent illégaux - pratiqués par les médecins de ville.
Philippe Frémeau
*
Confédération Européenne des Syndicats
Voir l'intégralité du Fichier
pdf Newsletter N°40 2009*
28 octobre 2009
Plan social à La NR et Centre Presse
Le TGI de Tours confirme la validation du plan social du
groupe NR : 172 suppressions d'emploi
Les problèmes à la NR, voir les video
22 octobre 2009
Sortie de crise chez Rhodia
Source : La Nouvelle République
Epilogue d'une année de bras de fer, les salariés de l'usine Rhodia de Melle (160) ont cessé hier la grève qui durait depuis deux semaines. **
A l'issue de quatre jours de négociation, l'intersyndicale CGT-CFDT a obtenu des garanties sur le sort des vingt-neuf postes menacés.
Une dizaine de suppressions étaient liées au nouveau « plan de compétitivité », mis en place à l'échelon du groupe ; dix neuf employés de la chaufferie étaient impactés par la fin du contrat de fourniture, début 2010, de Rhodia avec le voisin Danisco :
« Il y aura zéro licenciement, assurait Stéphane Dahmani, le délégué CGT de Rhodia. Le protocole de sortie de conflit assure le reclassement de l'ensemble des salariés. »
**VOIR :Rhodia Melle : la grève
14 octobre 2009
Rhodia Melle : la grève
Source : La Nouvelle République
L'usine Rhodia de Melle toujours paralysée
Entamée il y a une semaine pour protester contre un projet de suppression de douze postes, la grève se poursuit sur le site mellois de Rhodia.
Selon Rémi Dubreuil, secrétaire du comité d'entreprise et porte-parole de l'intersyndicale CFDT-CGT, les tentatives de négociation sont jusqu'ici restées vaines.
« La direction joue l'épuisement du mouvement, mais elle a tort », déclare Rémi Dubreuil, qui assure que près de 85 % des 160 salariés sont toujours dans l'action, à raison de quatre heures de grève quotidiennes par poste de travail.
*
29 septembre 2009
VIVE la Sociale
86 heures par semaine, le bon rythme
en camion pour l'UE
Le Parlement européen examine aujourd’hui un projet d’allongement de la durée du temps de travail hebdomadaire des chauffeurs routiers, dont la limite est déjà de cinquante-six heures.
La Commission européenne n’en finit pas de vouloir allonger le temps de travail des chauffeurs routiers. Cet après-midi, la commission emploi et affaires sociales du Parlement européen examinera une proposition de directive visant à modifier celle de 2002 relative à « l’aménagement du temps de travail des personnes exécutant des activités mobiles de transport routier ». Ce texte, s’il est adopté, permettra au patronat de contourner la limite maximale de cinquante-six heures de travail, en vigueur aujourd’hui. Il crée en effet un régime dérogatoire pour les travailleurs dits « indépendants » qui pourront travailler quatre-vingt-six heures hebdomadaires. Curieusement, ce texte avait déjà été présenté une première fois aux députés européens qui l’avaient rejeté, en mai dernier. Sans doute regonflée par la progression du Parti populaire européen (PPE, droite) lors du dernier scrutin de juin, la Commission espère parvenir cette fois-ci à ses fins.
Relance du dumping social
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LIRE la suite sur le site de l'humanité
28 septembre 2009
“ votation citoyenne ”
Commentaire personnel :
Mail de "votationlaposte79@laposte.net"
Sous toutes réserves, normalement, la mairie de Brioux organise le vote samedi matin et il y aurait également un vote jeudi lors de la foire (ou du marché).
Nous pensons qu'il y aura un postier devant le bureau de poste samedi matin.
Source : La Nouvelle République
Une “ votation citoyenne ” sur l'avenir de La Poste
Le comité contre la privatisation de La Poste va consulter les usagers.
Des urnes seront installées dans les mairies et sur les marchés.
Dans la foulée de la mobilisation des personnels, mardi dernier, « contre la privatisation de La Poste et pour la défense du service public postal », une « votation citoyenne » est organisée la semaine prochaine. Relais départemental de cette opération nationale, le « comité contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal » entre en action.
Composé d'une quinzaine de courants politiques, syndicats et associations, c'est lui qui est chargé d'organiser le scrutin, diffuser la propagande et mettre les bulletins à la disposition des citoyens. « Cette consultation prendra toutes les formes », indiquait le porte-parole de ce collectif mis en place depuis un an. Lieu de prédilection de cette consultation, les marchés.
Si le temps fort de la mobilisation est fixé au samedi 3 octobre, des urnes seront installées dès mercredi sur le marché de Parthenay, vendredi à Thouars, samedi à Saint-Maixent, Airvault et Niort. Des préparatifs sont en cours pour assurer une présence mardi à Bressuire. « Nous avons également contacté l'ensemble des mairies du département ». Les conseils municipaux ont été invités à prendre des vœux, Niort par exemple a annoncé son intention de soumettre un texte au vote lundi soir.
Ce vendredi, une trentaine de mairies avaient déjà donné leur accord pour accueillir une urne, notamment Cerizay, Aiffres, Frontenay-Rohan-Rohan, La Mothe-Saint-Héray, Thouars ou Niort. Dans la ville chef-lieu, l'hôtel de ville, l'hôtel administratif, ainsi que l'ensemble des mairies de quartiers accueilleront le matériel électoral.
Dans les entreprises
Les postiers vont également organiser une présence devant les bureaux de poste (Niort-Orangerie, Niort-Angélique et Niort-Saint-Florent le 3 octobre). De leur côté, les syndicats relaieront la consultation dans les entreprises, les établissements scolaire et hôpitaux. En participant à la « votation », les électeurs devront répondre par oui ou par non à l'unique question posée sur le bulletin : « Le gouvernement veut changer le statut de La Poste pour la privatiser, êtes-vous d'accord avec ce projet ? » Comme pour chaque scrutin, ils devront signer la feuille d'émargement. « Un vote unique, on compte sur le sens de la responsabilité de chacun pour ne pas décrédibiliser cette opération », insiste le comité.
Pour tous renseignements complémentaires sur cette votation, une adresse mail : votationlaposte79@laposte.net
25 septembre 2009
La Poste, La POste, La POSte, LA POSTE...
Lutte Ouvrière n°2147 du 25 septembre 2009
La Poste - Les postiers en grève contre la
privatisation
Version Audio
La grève contre la privatisation de La Poste, à laquelle les syndicats
appelaient ce mardi 22 septembre, avait commencé la veille aux guichets
des bureaux parisiens, pour protester contre les
réductions d'effectifs. En neuf mois, 140 postes viennent d'y être
supprimés.
Dans le cadre d'un programme intitulé « Bienvenue à La Poste », les
usagers ont vu les queues s'allonger, les automates remplacer leur
guichetier habituel, tandis que les postiers étaient contraints
de changer d'horaires et parfois de bureau.
Cette situation est à l'image de ce qui se passe un peu partout à La
Poste. Facteurs, employés des centres de tri, personnel des Chèques
postaux, tous sont en butte à d'incessantes restructurations
qui ne cessent de diminuer leur nombre : 7 600 suppressions d'emplois
ont eu lieu rien que sur les six derniers mois.
Dans ces conditions, inutile de dire que les propos du ministre de
l'Industrie Christian Estrosi, affirmant que la transformation de La
Poste en société anonyme ne signifiait pas sa privatisation,
sous prétexte que son capital n'était pour l'instant pas ouvert au
privé, ne rassurent personne. Chacun sait bien que, si La Poste se
vante année après année des bénéfices qu'elle réalise grâce à ces
suppressions d'emplois, c'est justement pour attirer un jour ces
capitaux privés. Ils sont d'ailleurs déjà présents dans bon nombre de
ses filiales.
On avait entendu des propos semblables lors de la privatisation
d'EDF-GDF ou de France Télécom, et chacun a pu juger depuis de ce
qu'ils valaient. Les drames intervenus à France Télécom ont
d'ailleurs été largement commentés dans les bureaux de poste, tant il
est évident qu'une poste privatisée risque fort de suivre la même voie.
Mais rien n'arrête des gens comme Estrosi en matière de
mauvaise foi. On a pu l'entendre traiter de menteurs ceux qui affirment
que La Poste va être privatisée, et affirmer dans la foulée que le
statut de fonctionnaire des postiers sera garanti par la
loi, alors que la moitié travaillent déjà en CDI sous statut privé. La
Poste a augmenté leur proportion chaque année, justement pour réduire
la masse salariale, augmenter la précarité et, au bout du
compte, préparer la privatisation.
Face à toutes ces attaques, de nombreuses grèves ont eu lieu ces
dernières années, mais elles sont restées isolées, parfois dans un seul
bureau, au mieux dans un département. Aujourd'hui, seul un
mouvement d'ensemble des 280 000 postiers pourrait mettre un coup
d'arrêt à la privatisation et aux suppressions d'emplois. Ils en ont la
force, et la journée de grève du 22 septembre montre que cela
peut être possible.
Correspondant LO
24 septembre 2009
Grande consultation pour La Poste
cliquez sur l'image : fichier PPS

23 septembre 2009
Privatisation rampante
Pourquoi changer le statut de La Poste
Occupation de la Bourse par Olivier Besancenot et une cinquantaine de postiers, journée de grève nationale, manifestation à l'appel des principaux syndicats et partis politique d'opposition… Le Comité national contre la privatisation de La Poste a accentué la pression ce mardi contre le projet de loi de modernisation de La Poste, avant une consultation nationale organisée le 3 octobre.
Que prévoit le projet de loi ?
Adopté en Conseil des ministres le 29 juillet, le projet de loi de modernisation de La Poste devrait être examiné par le Parlement fin octobre ou début novembre. Il prévoit de faire passer La Poste du statut d'Etablissement public industriel et commercial (Epic) au statut de « société anonyme dont la totalité du capital social sera détenue par l'Etat ou par des personnes morales appartenant au secteur public ».
Au cours du Conseil des ministres, le gouvernement a également détaillé quatre autres points dudit projet de loi :
- Il réaffirme, en les inscrivant dans la loi, les quatre missions de service public de La Poste, notamment la présence postale territoriale dont le financement reste assuré par le fonds postal national de péréquation territoriale.
- Il apporte des garanties aux personnels de La Poste -fonctionnaires et contractuels- qui conserveront leurs statuts et l'ensemble des droits qui s'y attachent.
- Il transpose la directive du 20 février 2008 fixant au 31 décembre 2010 la libéralisation totale des marchés postaux en Europe. Il désigne La Poste comme opérateur du service universel pour une durée de quinze ans, avec un contenu et un périmètre du service universel inchangés.
- Il dispose que le système actuel du prix unique du timbre est également maintenu.
Quel est le but avancé par le gouvernement ?
Le gouvernement explique l'opportunité du projet de loi par le besoin de renforcer La Poste avant la libéralisation totale des marchés postaux en Europe à partir du 1er janvier 2011. L'entreprise perd actuellement un milliard d'euros par an et ses dettes s'élèvent à six milliards d'euros au total.
Mais pourquoi changer le statut de l'entreprise ? L'Etat ne sera plus obligé de la financer directement et entièrement, mais passera par la Caisse des dépôts et consignations, une institution financière publique qui gère des fonds publics et privés. Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, s'en est expliqué le 29 juillet :
« Le statut actuel d'établissement public industriel et commercial de La Poste, qui est aujourd'hui une exception en Europe, ne lui permet pas de trouver les financements complémentaires nécessaires.
Le projet de loi modifie donc le statut de l'entreprise, qui devient une société anonyme, afin de permettre à l'Etat et à la Caisse des dépôts et consignations de souscrire à une augmentation de capital à hauteur de 2,7 milliards d'euros. »




