"Ne faites pas aux autres ce que vous voudriez qu'ils vous fissent. Il se peut que leurs goûts ne soient pas les mêmes."
(George Bernard Shaw / 1856-1950 / Maximes pour révolutionnaires)
18 décembre 2009
Nationaliser internet
Commentaire personnel :
- Un Député UMP, Jacques Myard député de la cinquième circonscription des Yvelines, veut nationaliser internet
- «Ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait»
Ecoutez cet extrait :
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«Le « pétainisme transcendantal » du gouvernement Sarkozy.»
Source : Bibliobs.Nouvelobs.com
Finkielkraut-Badiou: le face-à-face
Par Aude Lancelin
EXTRAIT
Alain Badiou.
- Une discussion organisée par le gouvernement sur « l'identité française » ne peut qu'être la recherche de critère administratifs sur « qui est un bon Français qui ne l'est pas ».
Les sérieux juristes du gouvernement Pétain avaient bien travaillé dans ce sens ! Ils avaient montré, avec une science bien calme, que les Juifs et autres métèques n'étaient pas des bons Français... On peut donc, on doit, être très inquiet de l'initiative Sarkozy-Besson. Quand l'Etat commence à se soucier d'une légitimité identitaire, on est dans la réaction la plus noire, l'expérience historique le montre. Cette initiative est donc non seulement stupide et incohérente, comme on le voit tous les jours, mais elle s'inscrit aussi dans ce que j'ai appelé le « pétainisme transcendantal » du gouvernement Sarkozy.
Dès que les considérations identitaires sont injectées dans la politique, dans le pouvoir d'Etat, on est dans une logique qu'il faut bien appeler néo-fasciste. Car une définition identitaire de la population se heurte à ceci que toute population, dans le monde contemporain, étant composite, hétérogène et multiforme, la seule réalité de cette identification va être négative. On ne parviendra nullement à identifier ce qu'est la « civilisation française », entité dont j'ignore ce qu'elle signifie, on va juste clairement désigner ceux qui n'en sont pas.
Il y a dans notre pays des millions de gens qui sont ici parfois depuis des décennies, qui ont construit nos routes, nos ponts, nos maisons, qui vivent dans des conditions déplorables, qui ont fait tout ça pour des salaires de misère, et que les gouvernements successifs, depuis trente ans, accablent de lois persécutrices, expulsent, enferment dans des zones de non-droit, contrôlent, empêchent de vivre ici avec leurs familles... Or on sait d'avance que ce sont ces gens qu'on va désigner comme n'étant pas vraiment français. Cette vision politique, est absolument répugnante, et je pèse mes mots.
>D'autre part je suis très frappé de voir que les catégories utilisées par Alain Finkielkraut sont celles, très traditionnelles, de la réaction. L'héritage du passé et le consentement, voilà des catégories totalement passives dont l'unique logique est l'impératif « famille, patrie ». Il s'agit d'un portrait de l'identité française réactif et conservateur. L'héritage de la France c'est un héritage que je suis prêt à assumer quand il s'agit de la Révolution française, de la Commune, de l'universalisme du 18ème siècle, de la Résistance ou de Mai 68. Mais c'est un héritage que je rejette catégoriquement quand il s'agit, de la Restauration, des Versaillais, des doctrines coloniales et racistes, de Pétain ou de Sarkozy. Il n'y a pas « un » héritage français. Il y a une division constitutive de cet héritage entre ce qui est recevable du point de vue d'un universalisme minimal, et ce qui doit être rejeté précisément parce que ça renvoie en France à l'extrême férocité des classes possédantes et à l'accaparement par une oligarchie d'affairistes, de politiciens, de militaires et de serviteurs médiatiques du motif de « l'identité nationale ».
On parle toujours, notamment Alain Finkielkraut, du sang que les autres, les « totalitaires », comme il dit, ont sur les mains. Mais « l'identité nationale » a donné en la matière les plus formidables exemples. Pour trouver une boucherie aussi dépourvue de tout sens et atroce que celle de 14-18, il faut se lever de bonne heure. Or elle était strictement articulée sur l'identité nationale, c'est ça qui a fait marcher les gens. Il est très clair que l'identité nationale, référée à une mémoire non divisée et à un consentement héréditaire et familial, n'est que le retour aux catégories fatiguées de la tradition, et ne prépare que la guerre, intérieure contre les « mauvais français », extérieure contre « les autres ». Le débat d'opinion est aujourd'hui entre deux orientations désastreuses : d'un côté l'unanimisme marchand et la commercialisation universelle et de l'autre côté, la crispation identitaire, qui constitue contre cette mondialisation un barrage réactionnaire, et qui plus est totalement inefficace.
LIRE l'intégralité de l'article...
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17 décembre 2009
Confédération Syndicale Internationale
« Instant crucial »
dans les discussions
climatiques à Copenhague
Bruxelles, le 17 décembre 2009
Les
gouvernements doivent, une fois pour toutes, d’assumer pleinement leurs
responsabilités et conclure, avant qu’il ne soit trop tard, un accord sérieux
dans le cadre de la Conférence de l’ONU sur le changement climatique, à
Copenhague, a déclaré la Confédération syndicale internationale.
« Nous ne pouvons pas prendre le risque d’attendre plus longtemps », a souligné Guy Ryder, secrétaire général de la CSI. « Des décisions doivent être prises et des mesures mises en œuvre immédiatement. Les gouvernements doivent faire preuve de suffisamment de souplesse que pour reconnaître qu’ils n’obtiendront pas tout ce qu’ils espéraient au cours de cette semaine mais néanmoins œuvrer à la conclusion de l’accord le plus ambitieux possible pour commencer à s’attaquer au changement climatique. Il est primordial que les principes fondamentaux de la solidarité soient respectés afin de garantir une transition juste pour les travailleuses et travailleurs et prévoir des responsabilités différenciées pour les pays en développement. Faute de quoi, le tribut humain, environnemental et économique sera incommensurable. »
Ryder prenait la parole à l’occasion de la clôture des activités du pavillon Monde du travail (World of Work – WoW), où une trentaine d’événements ont été organisés durant trois jours par des syndicats de toutes les régions et de tous les secteurs. Des centaines de syndicalistes se sont rendus à la Conférence de l’ONU sur le changement climatique, à Copenhague, pour faire pression sur les décideurs politiques de leurs pays, appelant ces derniers à prendre un engagement en faveur de la justice sociale dans le cadre de la transition vers des économies bas carbone et résistantes au changement climatique.
La CSI a exprimé sa vive préoccupation concernant la restriction de l’accès au centre des conférences de l’ONU pour les représentants de la société civile. « L’exclusion de pratiquement tous les représentants de la société civile durant les jours les plus décisifs de la COP15 est inadmissible et ne peut, en aucun cas, établir un précédent », a déclaré Ryder. « Les syndicats et les autres organisations de la société civile ont fourni une grande partie du dynamisme au début de la Convention-cadre de l’ONU sur le changement climatique, à Rio, en 1992, et nous avons joué un rôle-clé dans les discussions depuis lors. Il est essentiel que nous puissions, une fois de plus, prendre part activement à ce processus. »
Guy Ryder prendra la parole, ce jeudi 17 décembre, à l’occasion d’un événement organisé par la CSI en marge de la Conférence, intitulé « Les travailleurs après Copenhague – Une transition juste ? »
La Déclaration de la CSI « Les syndicats et le changement climatique - Équité, justice et solidarité dans la lutte contre le changement climatique » énonce de façon détaillée la position du mouvement syndical international, insistant sur l’importance d’une réduction urgente des émissions dans les pays développés, le financement pour l’adaptation des pays en développement, la création d’emplois verts et décents et l’instauration de politiques favorisant une « transition juste » moyennant l’investissement dans des technologies nouvelles, bas carbone, pour réduire l’empreinte carbone des industries existantes.
Pour lire la Déclaration de la CSI sur le changement climatique: http://climate.ituc-csi.org/IMG/pdf/COP15_TUstatement_Final_EN.pdf
Nous vous invitons à découvrir les clips
vidéo sur le changement climatique produits par Sustainlabour, en association
avec la CSI:
Vous pourrez visionner ces vidéos sur youtube via les liens
suivants:
Appel à l’action: http://www.youtube.com/watch?v=PvTrg1nkjdA
Union of Green - Climate Change http://www.youtube.com/watch?v=ajT4NzMhNYI
Making it Happen - Climate Change http://www.youtube.com/watch?v=zvsZwfasPrY
The Way Forward - Climate Change http://www.youtube.com/watch?v=m1ipyS1bZhA
La CSI représente 175 millions de travailleurs au
sein de 311 organisations affiliées nationales dans 155 pays. http://www.ituc-csi.org http://www.youtube.com/ITUCCSI
Pour plus d’informations, veuillez contacter le Service Presse de la CSI au:
+32 2 224 0204 ou au + 32 476 62 10 18.
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La décroissance
Commentaire personnel :
Une certaine forme de décroissance, oui ! (ne pas toujours courir après la croissance, la consommation à tout prix)
Mais entre le raisonnable et l'idéologique il y a un choix à faire, c'est le choix du possible pour le plus grand nombre.
Bravo, vivre en adéquation avec ses convictions profondes, c'est une grande satisfaction personnelle....
C'est un luxe !
Dans leur monde, le PIB n'est pas l'alpha et l'oméga du développement humain. Ecolos, les décroissants rêvent d'un monde meilleur épargné par la fièvre consumériste. Exemple à Châtignac
17.12.2009
Ismaël KARROUM | i.karroum@charentelibre.fr
Dans leur monde, TF1 n'existe pas. Pas plus que la TNT, les iPhone, le micro-onde ou la cafetière électrique. Ni les yaourts aux trois emballages. Dans leur monde, les grandes surfaces sont le totem d'une consommation outrancière. Dans leur monde, «le bonheur n'est pas indexé sur la courbe de la croissance» et le produit intérieur brut (PIB) n'est pas l'alpha et l'oméga du développement humain.
Ce monde, c'est celui des décroissants, ces Verts souvent présentés comme la «tribu des écolos de l'extrême». Daniel Boucherie et l'un de ses amis, Stéphane, en font partie. Ils vivent dans le Sud-Charente. Du sommet de Copenhague qui se termine samedi, ils n'attendent absolument rien. «Ce sera un vernis écolo de plus pour nous faire avaler que le nucléaire, c'est la seule solution», balaie Stéphane.
Daniel Boucherie construit lui-même sa maison écolo à Châtignac. Autoconstruction et autofinancement. «Pas question de passer par une banque, lui confier mes économies pour qu'elle les investisse dans un fonds de pension qui délocalisera ensuite les emplois», argue Stéphane.
Autonomie alimentaire
et autoconstruction................................
LIRE la suite sur La Charente Libre
16 décembre 2009
Confédération Européenne des Syndicats
Copenhague : les politiques climatiques
doivent être un moteur de progrès social
La Confédération européenne des syndicats (CES) a organisé aujourd’hui à Copenhague, une conférence sur les politiques industrielles bas carbone. Pour le mouvement syndical européen, les politiques climatiques peuvent et doivent avoir l’ambition de devenir un moteur de croissance durable et de progrès social, elles doivent conjuguer lutte contre le changement climatique et lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales.
Les négociations de Copenhague s’inscrivent dans un contexte très particulier. En effet, la crise économique et financière entraîne un chômage sans précédent en Europe, et démontre la prédominance du système financier sur l’économie réelle.
Lors de la conférence organisée aujourd’hui par les syndicats européens sur les politiques industrielles bas carbone, John Monks, Secrétaire général de la CES, a déclaré « Les décisions qui seront prises lors du Sommet de Copenhague seront essentielles pour juger si l’Europe et le monde ont la volonté d’entreprendre les changements nécessaires pour, à la fois, protéger le climat et renforcer la cohésion sociale. »
Dans le contexte actuel, le mouvement syndical a tout intérêt à lier les enjeux du changement climatique à ceux de l’emploi et des politiques industrielles et à inscrire la question des changements climatiques dans un débat plus large. Il est nécessaire de proposer une transformation économique et industrielle en profondeur impliquant une vision à moyen et long terme et prenant en compte le fait que le changement climatique aggrave les inégalités entre les différentes régions du monde et en leur sein. Il est plus qu’urgent de plaider pour une transition juste, défi colossal du développement durable pour toutes les régions du monde.
John Monks a ajouté : « Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de favoriser des initiatives globales coordonnées en matière de recherche et développement, de partager les connaissances scientifiques, de développer et disséminer les technologies vertes à l’échelle mondiale en s’appuyant sur des politiques de transferts technologiques et de règles équilibrées régissant la propriété intellectuelle, prenant en compte à la fois, ces besoins et les objectifs sociaux et économiques de ceux qui les financent ».
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15 décembre 2009
PIB en Europe

SPA = Standards Pouvoir d'Achats
14 décembre 2009
Virtuel ou Réel ?
Avatar-te à la crème
par Ptite_Mule
12 décembre 2009
«Mein Kampf» réédité...
Source : Bibliobs.nouvelobs.com
Faut-il encore avoir peur de «Mein Kampf»?
Par Odile Benyahia-Kouider (Journaliste)
Le pavé nationaliste et antisémite d'Adolf
Hitler, qui n'avait jamais été republié en Allemagne, tombera dans le domaine
public en 2015. Sa prochaine réédition suscite un vaste débat outre-Rhin. Odile
Benyahia-Kouider a enquêté
De notre envoyée spéciale à Berlin
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L'idée donnera peut-être la chair de poule. A partir de 2015, les Allemands pourront acheter en toute liberté une nouvelle édition de « Mein Kampf » en allemand. Il ne sera plus nécessaire de se procurer la bible du national-socialisme rédigée par Adolf Hitler sur les marchés aux puces ou chez un bouquiniste, ni de la télécharger dans sa version anglaise. Il suffira d'aller sur Unter den Linden, les Champs-Elysées berlinois, qui aboutissent à la porte de Brandebourg, d'entrer dans l'un de ses immenses magasins de souvenirs où l'on trouve aussi bien des livres de recettes made in DDR, à côté d'une Trabant grandeur nature, que de grandes tables surmontées du panneau « IIIeme Reich ». Et là, entre le journal du philologue allemand Victor Klemperer, les souvenirs de Sebastian Haffner, la biographie de Hitler par Ian Kershaw, on pourra trouver des piles entières de « Mein Kampf ». Théoriquement.
Car les autorités allemandes veulent tout faire pour empêcher que le manifeste antisémite ne devienne un best-seller, comme cela fut le cas lors de sa réédition en Turquie (2005) et en Indonésie (2007). Cela risquerait de ruiner trois quarts de siècle d'efforts considérables pour travailler ce passé aussi douloureux que honni.
Le 31 décembre 2015, soixante-dix ans après le suicide de Hitler dans son bunker (30 avril 1945), l'Etat de Bavière ne pourra pourtant plus interdire la publication de « Mein Kampf » car il ne disposera plus des droits de copyright que les Alliés lui avaient transmis après la guerre. Ce texte, partiellement dicté à Rudolf Hess par un Hitler en pleine dépression dans sa geôle de Landsberg après sa tentative de putsch avorté en 1923, tombera dans le domaine public. De tous les textes nazis, « Mein Kampf », un pavé indigeste de 700 pages dans lequel Hitler a exposé sans fard sa théorie de l'« ordre nouveau », est le seul à ne pas avoir été republié en allemand depuis sa sortie, en 1927, puisque l'Etat de Bavière l'avait totalement interdit.
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Depuis plusieurs années, les historiens allemands se querellent par tribunes interposées dans les grands journaux. L'enjeu du débat : doit-on considérer « Mein Kampf » comme un simple document historique, au risque de le banaliser ? Ou bien doit-on continuer à lui donner un statut à part, au risque de le mythifier ? A mesure que l'on se rapproche de la date fatidique de 2015, la nécessité de passer du débat théorique à une décision s'impose.
LIRE la suite sur le site de Bibliobs
La vérité sur la grippe A/H1N1
Les recommandations de Roselyne BACHELOT :
Par la voix de son patron Didier Houssin, la Direction générale de la Santé a recommandé aujourd´hui aux médecins de prescrire un traitement antiviral pour tous les cas suspects de grippe, même en l´absence de facteurs de risques. « Toutes les grippes que l´on voit [actuellement] sont des grippes A/H1N1 », a précisé de son côté Evelyne Falip, conseillère de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. L´administration d´une pleine dose pendant 5 jours est également conseillée, alors que la prophylaxie précédente était d´une demi-dose pendant 10 jours. La DGS recommande la prescription de ce même traitement pour les personnes ayant été en contact étroit avec un cas suspect et présentant un facteur de risques.
Afin d´assurer la disponibilité des antiviraux concernés, le stock stratégique de l´Etat sera mobilisé pour fournir les pharmacies, a indiqué Didier Houssin. A partir du 21 décembre au plus tard, trois types d´antiviraux issus des stocks de l´Etat seront disponibles gratuitement en pharmacie – mais évidemment, toujours sur ordonnance : des gélules de 75 mg de Tamiflu, du Relenza, et des comprimés sécables Oseltamivir PG 30 mg.
La barre des 2,5 millions de personnes vaccinées contre la grippe A en France est aujourd´hui probablement dépassée, selon les chiffres communiqués hier par le ministre de l´Intérieur Brice Hortefeux. Depuis le début de l´épidémie, 4 millions de personnes ont été infectées, estime Roselyne Bachelot.EGORA 10 décembre 2009
Les Etudes indépendantes :
Jefferson T et coll. : Neuraminidase inhibitors for preventing and treating influenza in healthy adults: systematic review and meta-analysis. BMJ 2009;339:b5106
La Direction Générale de la Santé vient de recommander la prescription systématique d’un traitement anti-viral chez les patients présentant les symptômes de la grippe, sans obligation de prélèvement naso-pharyngé préalable, ainsi qu’un traitement préventif pour les personnes à risque ayant été en contact étroit avec un malade. Hasard des publications et pandémie grippale oblige, c’est précisément le moment où la revue Cochrane publie une méta-analyse sur les effets des inhibiteurs de la neuraminidase et sur la pharmacovigilance.
L’étude ne prend en compte que les essais randomisés, contrôlés contre placebo chez des patients adultes n’ayant pas de pathologie associée. Il s’agit de la mise à jour d’un travail publié en 2005.
Administrés dans les 48 heures suivant le début des symptômes de grippe saisonnière, les inhibiteurs de la neuraminidase (TAMIFLU) réduisent la durée de la maladie, qui passe en moyenne de 4 jours à 3,3 jours selon un hazard ratio de 1,2. Aucun essai comparatif n’a été retrouvé dans la littérature, attestant de cet effet sur les symptômes de la grippe aviaire A/H5N1 ou de la grippe A/H1N1, mais les auteurs considèrent qu’il est raisonnable d’étendre ces conclusions à ces deux formes de grippe pandémique.
Les données sur l’intérêt de l’oseltamivir (Tamiflu) en prévention des complications de la grippe sont par contre jugées confuses par les auteurs de l’étude. La méta-analyse qu’ils avaient réalisée en 2005 avait conclu à son efficacité, mais une polémique était née à l’époque quant à la méthodologie, et jusqu’à présent les points litigieux (biais de publication) n’ont pas pu être éclaircis, obligeant à émettre des réserves sur la preuve de cette efficacité.
Concernant l’utilisation de l’oseltamivir et du zanamivir pour limiter la propagation de l’infection, les différentes données permettent de conclure que cet effet est limité. Ils n’est toutefois pas déraisonnable de les préconiser dans cette indication en cas de pandémie sévère, mais à condition de les associer à des mesures physiques.
L’'autre objectif de la méta-analyse était de faire le point sur les effets indésirables de ces molécules, et là aussi persistent quelques interrogations. Non pas tant sur les effets secondaires bénins, principalement les nausées induites par l’oseltamivir, que sur les effets secondaires plus graves et notamment neuro-psychiatrique
s évoqués dans certaines bases de pharmacovigilance, mais trop rares pour permettre des conclusions formelles. Si cette revue Cochrane met en relief quelques évidences sur l’intérêt des inhibiteurs de la neuraminidase dans le traitement de la grippe, ses auteurs souhaitent que de grands essais randomisés indépendants viennent lever les incertitudes qui demeurent. L’une des difficultés rencontrée dans les essais thérapeutiques est de distinguer l’efficacité en contexte expérimental (efficacity) de l’efficacité réelle, dans « la vraie vie » (efficiency), quand il est impossible de distinguer les vraies grippes des syndromes grippaux, provoqués par des virus non sensibles aux inhibiteurs de la neuraminidase.
Dr Roseline Péluchon JIM du 11/12/2009
La Vérité sur la Grippe :
D.G
Les autorités britanniques et nord-américaines sont parvenues en
cette fin de semaine à la même conclusion : la grippe A/H1N1 tue moins que
prévu.
En Grande-Bretagne, selon les derniers chiffres disponibles, le taux de mortalité lié au virus est inférieur à 0,1 %, avec 26 décès répertoriés pour 100 000 cas. En comparaison, le taux de mortalité de la grippe espagnole de 1918 était de 2-3 % dans le pays, et de 0,2 % lors des épidémies de grippes de 1957 et 1968. « La première épidémie de grippe du 21e siècle est beaucoup moins meurtrière que prévu », conclut Sir Liam Donaldson, le principal conseiller médical du gouvernement, dans une étude publiée par le British Medical Journal sur Internet. Mais la vaccination des personnes à risque, l´extension de la campagne aux personnes en bonne santé ainsi que la mise à disposition rapide d´antiviraux étaient les bonnes mesures à prendre, souligne l´expert dans le même temps. En ne tenant compte que des cas dûment confirmés, la grippe H1N1 a entraîné 138 décès en Grande-Bretagne. Moyenne d´âge des victimes, 39 ans. Au total, la grippe aurait touché 540 000 personnes outre Manche.
Aux Etats-Unis, on compte désormais 10 000 décès liés à la grippe A, dont 1 100 enfants et 7 500 adultes âgés de moins de 64 ans, ont indiqué hier les autorités sanitaires américaines. La grippe saisonnière, elle, entraîne chaque année en moyenne la mort de 35 000 personnes. Les autorités soulignent néanmoins la jeunesse de la population touchée par l´actuelle épidémie. Près de 50 millions de personnes auraient été contaminées outre Atlantique par la grippe A, soit un Américain sur six. Plus de 200 000 personnes ont été hospitalisées.EGORA 11 décembre 2009
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11 décembre 2009
Le p'tit prince a dit....

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